Coquelourde ou Gibelotte

Excusez moi, je suis impardonnable mais cela fait maintenant des années qu'il n'y-a pas de feuilles écrites sur mon BLOG. Insouciant que j'étais et puis, en plus, même pas un petit dessin comme çà en passant. Je mériterais des claques.
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Je suis rentré d'un voyage à Lyon comme çà en passant pour voir, entre autres choses, une cousine, un cousin, ma famille. Une partie de ma famille lyonnaise je veux dire, la partie paternelle voyant couler la Seine, pas la Saône.
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Je me suis réveillé assez tard, l'éloignement n'aidant pas à entretenir des relations autres que téléphoniques ou internet vous comprendrez ce que je veux dire quand je vous rappellerais que j'habite à proximité de Beauvais, c'est pour avouer que, la nuit précédente, je me suis couché tard. La conversation se faisait autour de nous, traînaillant de ma bouche aux oreilles de ma cousine, ou de la bouche de ma cousine vers mes oreilles. Le sujet de l'instant était une plante, plante adventive et pas mauvaise herbe, à la floraison intéressante qui allait du blanc au rose, mais qui tirait plutôt vers le mauve que sur le cuisse de nymphe émue et il était impossible de mettre un nom sur cette plante, moi qui ne m'en rappelais pas, ma cousine qui ne le connaissait pas. Ma cousine, dans son infinie bonté, avait gardé cette plante dans une des jardinières ornant sa terrasse. Même internet ne nous fut d'aucune utilité. Alors nous sommes retourné sur la terrasse.
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Le sujet de l'instant était un …
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Et puis comme çà au décours de la conversation, ma cousine me fit la remarque sur nom d'une autre plante de ses jardinières, dont elle trouvait qu'il ne lui convenait pas et qu'il était même moche. Coquelourde. Tel elle le connaissait, le nom de cette plante à la fleur d'un rouge carmin dont je connaissais une espèce de mon jardin. Je la connaissais comme n'étant pas native de la région sans en connaître le nom, mais dont je me demandais si il n'était pas un « genre d'œillet de quelque chose dans le genre » ou quelque chose comme çà. On fit retour sur internet pour confirmer la classification de la fleur en tant que de la famille œillet …
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Polygonum !
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Polygonum c'était un Polygonum ou plutôt une Renouée persicaire, appelée vulgairement Persicaria Maculosa. On ouvre une autre fenêtre d'internet et j'ai le privilège de montrer la plante.
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Retour, après un petit café et une petite discussion, sur le nom de coquelourde. Çà vous a comme un nom bournifland, un nom pas catholique. C'est un surnom, coquelourde, pas un nom. C'est comme une coque, mais une coque qui serait lourde. On ne peut pas laisser une plante porter un nom aussi dégradant, surtout quand on voit la tige duveteuse sortir d'une paire de feuilles veloutées.
On pourrait s'interroger alors sur le nom « d'Œillet Oreilles de lapin », çà serait beau çà : « œillet oreilles de lapin », çà vous a comme une douce ambiance craintive d'aube, lorsque les renards se couchent et que les rapaces diurnes prennent le relais.
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Gibelotte est le lapin que mes enfants ont apporté à la maison. Nous avons donc eu deux lapins, Terrine, une femelle, et un mâle, Gibelotte. J'ai toujours dit à mes enfants qu'il n'y-aurait aucun animal à la maison mais chacun sait ce que jamais peut vouloir dire. Le premier lapin qui franchit notre seuil a été baptisé « Terrine », hélas il ne fit pas de vieux os. Le sieur Gibelotte, très mâle et très entier, a des habitudes de lapin qui ne fait que dans sa caisse, déteste tout ce qui peut irriter ses moustaches, et est un coquin de lapin qui que quoi dont ou fait les conneries auxquelles on s'attend d'un lapin bien mûr pour son âge.
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Alors « Œillet de Gibelotte » çà vous a un de ces cachets …